Le fantassin 1916

Tenue 1916

 

1 - Couvre casque
2 - Tous les cuirs en cuire fauve, brelage et cartouchières
3 - Capote Poiret 4e type (de caporal-chef)
4 - Chevron de présence aux armées
5 - Rouleau d'epaule bleu horison
6 - Masque à gaz modèle M2 dans sa housse en tissu
7 - Boite métallique du masque M2
8 - Petite cisaille à main modèle 1905
9 - Pantallon-cullote bleu horizon modèle 1915
10 - Baïonnette modèle 1915 (sans le quillon)
11 - Fusil Berthier 1907 modifié 1915
12 - Brodequin modèle 1916

Fusil berthier 1916

 

Le fusil Berthier 1907/15 :

En 1907, le fusil Berthier est utilisé par les tirailleurs sénégalais. C'est une arme qui présente approximativement les mêmes caractéristiques que le fusil Lebel.
En 1915, après avoir subit une modification, il va commencer à être distribué aux troupes Française pour, à terme (durant l'année 1916), le remplacer totalement.

Contrairement au fusil Lebel, il est composé d'une monture en bois d'un seul tenant, en noyer tout d'abord, puis en hêtre.
Le modèle 1907 possède un levier coudé qui est remplacé par un levier droit sur le modèle 1915. Ce dernier est plus pratique à utiliser.

Le modèle 1915 est chargé par des lames-chargeurs de 3 cartouches, une petite modification durant l'année 1916 permet l'emploi de chargeurs à 5 cartouches. Ce système de chargeur, qui utilise les mêmes cartouches que le Lebel, le rend beaucoup plus rapide à recharger.
Les accessoires de nettoyage et autres accessoires divers sont identiques à ceux utilisés pour le fusil Lebel.

Fusil2 balle

Caractéristiques :

- poids à vide : 3,810 kg

- poids-chargé : 4,200 kg

- longueur sans baïonnette : 1307 mm

- longueur avec baïonnette : 1825 mm

- longueur du canon : 800 mm

- calibre : 8 mm

- capacité : lames-chargeurs de 3 cartouches (mod 1915), 5 cartouches (mod 1916)

- vitesse initiale : 715 m/s

- rapidité du tir : 11 coups par minute

- portée maximale : le gradin correspond aux distances comprises entre 400 et 800 m. Lorsque la planchette est rabattue vers l'avant, la distance est de 250 m lorsqu'elle est relevée, la distance est de 900 à 2300 m (mod 1915), 2400 m (mod 1916).

- équipement : épée baïonnette de 460 g

Rosalie

La baïonnette " Rosalie " :

Contrairement à la baïonnette anglaise et allemande, la baïonnette française n'est pas une lame, mais une pique cruciforme et très pointue qui peut s'avérer redoutable.

Sa forme "ergonomique" est prévue pour que le combattant fasse un quart de tour vers la gauche avec son fusil avant de ressortir la baïonnette du corps de son ennemi. Ceci est censé provoquer une hémorragie interne qui ne laisse aucune chance de survie à l'ennemi. Il faut dire que la doctrine de guerre française en 1914 était : "seul le mouvement en avant porté jusqu'au corps à corps est décisif et irrésistible".

Toutefois, il faut se garder d'exagérer son importance dans le combat. Lors des corps à corps, épreuves redoutées entre toutes par les soldats même vétérans, dont les témoignages rapportèrent que l'angoisse était presque insupportable quand retentissait le fameux ordre de "baïonnette au canon", la baïonnette ne tarda pas à montrer ses limites dans l'environnement confiné des tranchées. Les soldats mettaient trop de temps à la sortir du corps de leur ennemi, et c'était prendre de gros risques au milieu d'une mêlée générale.

De plus, rendus dans la tranchée, les fantassins avaient le plus grand mal à manœuvrer un objet aussi long. La baïonnette française étant inutilisable à la main, c'est donc tout naturellement que les soldats remplacèrent progressivement les baïonnettes par des outils portatifs comme les pelles de tranchée et des casse-têtes de bois ferré appelés "massues de tranchées".

Quant aux troupes d'assaut spécialisées dans le "nettoyage de tranchées", qui se créèrent à partir de 1915, elles optèrent pour le revolver, la grenade et le couteau de tranchée.
En ce qui concerne le surnom de " Rosalie ", inventé par les chansonniers dans la veine du comique troupier, il fut très modérément employé par les Poilus. Il faut en effet être un amuseur public de l'arrière pour s'imaginer que le fantassin considère sa baïonnette comme une compagne et lui donne un surnom affectueux en conséquence.

Le premier modèle de 1886 mesure 638 mm avec un poids de 460 g. Il possède un quillon arrondi en haut du manche. Elle est portée sur le côté gauche du ceinturon.