MAI 2020

Affiche patio

Ami visiteur,

Tu sais que le petit animal aura tôt fait de se couvrir de plumes, d’écailles, d’une carapace, de poils ou d’une autre parure somptueuse qui assurera sa protection. Il n’en est rien pour le petit d’homme qui ne pourra que tanner, rider et bronzer la nudité de sa peau. D’où cette vieille idée de ruser en empruntant à la nature : le vêtement venait de naître. Si l’on aime jouer avec les mots l’on pourra dire que le vêtement, sur sa deuxième lettre a un petit capuchon qui nous rappelle qu’il faut sortir couvert et que le vêtement n’est autre qu’une maison portative avec son toit, ses murs et ses tiroirs pleins que sont les poches.

Mais l’humain a aussi inventé la pudeur et la séduction et, le vêtement, de simple outil utilitaire contre le froid, les intempéries, le soleil et la poussière, va aussi devenir celui qui cache ce sein que l’on ne saurait voir ou qui, paradoxalement, est l’index qu’il y a des choses à découvrir  … Jeu subtil du voiler, dévoiler.

Il faut encore ajouter que l’humain est un grégaire individualiste, animal social à la forte individualité. Le vêtement va alors tenir lieu de carte d’identité. Dis-moi comment tu t’habilles et je te dirai qui tu es. Dans le monde d’autrefois, le vêtement est le signe d’appartenance au clan, au village, à la corporation … avec toujours le petit signe distinctif qui fait que je dis que moi n’est pas toi. On est donc en permanence dans cet interstice entre les codes et la fantaisie.

Cette exposition trouve place dans un espace : celui des Pays de Savoie, et dans un temps : celui d’une vie traditionnelle que va venir bousculer « le parisianisme », c’est-à-dire l’ouverture à un autre jeu entre l’ici et l’ailleurs.

 

Galerie

Dhfraticelli