D'où je parle ?

Je ne suis pas historien en ce sens que l'Université ne m'a pas délivré de parchemin en ce domaine. Mais j'ai toujours éprouvé un vif intérêt à essayer de mieux comprendre le passé, en particulier celui de mon proche environnement, ce que l'on peut donc appeler l'histoire régionale.

 

J'ai eu la chance de rencontrer quatre passionnés de cette histoire, il se trouve que tous les quatre étaient prêtres. Marius-François Hudry avec qui j'ai partagé de nombreuses heures aux Archives diocésaines de Tarentaise. C'est lui qui m'a poussé à faire des conférences et à écrire - nous avions lancé une petite revue qui s'appelait Tarantasia Christiana. Il y eut aussi Germain Roche et Joseph-Amédée Plassiard, deux érudits, deux latinistes émérites et deux amoureux des vieux documents qui ont vraiment contribué à mon goût de la recherche archivistique. Il y eut enfin Lucien Chavoutier, passionné par la diffusion des savoirs.

Après avoir travaillé dans le monde de la philosophie, je suis devenu un peu plus historien en créant, avec Serge Kowal, le Musée des Traditions Populaires de Moûtiers. Au fil du temps je suis devenu l'un des animateurs, avec ma collègue Camille Beaupoil, du Centre Culturel Marius Hudry de Moûtiers qui, s'il a une dimension au service des artistes en arts plastiques, en a une autre, fortement marquée, au service du patrimoine. Je suis devenu Guide du Patrimoine des Pays de Savoie (Guide du Patrimoine Savoie Mont Blanc, aujourd'hui). Au sein de cette association je suis devenu formateur, chargé en particulier du cours d'Histoire de la Savoie. J'ai écrit une Histoire de Moûtiers et de très nombreux articles sur cette histoire régionale.

J'ai encore créé le Cycle d'Initiation à l'Histoire Régionale (C.I.H.R) qui va atteindre son quart de siècle. A raison de 9 conférences chaque année, j'ai donc eu la chance de donner plus de 200 conférences qui m'ont obligé à chercher et à essayer de transmettre le plus clairement possible cette histoire régionale.

J'ai donc accepté cette présentation sachant que plus important que le but il y a le chemin qui y conduit.

Jean-Paul Bergeri

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